Des histoires de femmes

D'après la littérature, et en musique

Claudine l'Impertinente

Voici  une lecture dépoussiérée de « Claudine à l’école » dans une mise en scène gaie et légère. Claudine, campée par une Marie-Ange Gontara d’une grande fraîcheur, est une élève surdouée qui entraine sa classe à toutes les facéties, et mène les adultes « par le bout du nez » ; espiègle à souhait elle nous invite à regarder la vie quotidienne d’une classe de jeunes filles : les cours de chant, de couture, de dessin, où se mêlent curiosité et paresse, où l’on fait mille bêtises dans le dos du professeur. Claudine s’amuse, rit, se moque, se fâche ; Claudine observe et s’épanche aussi par la voix de Christelle Tarry. C’est l’âge des premiers émois, où il est question d’homosexualité féminine.  On y voit également le comportement douteux d’un adulte ayant autorité au sein de l’école.  Néanmoins le moment est joyeux et enlevé, soutenu par des chansons écrites et composées pour l’évènement,  interprétées par un chœur éphémère d’une trentaine de personnes que dirigera Claudine. Hervé Frémeau signe la plupart des musiques qu’il interprète en direct avec Rohal de Ridder aux percussions et Sylvie Huvier à la flûte. On y découvrira des instruments réalisés par des artistes poyaudins, tel le Udu, l’argilophone, les flûtes et même la cloche de l’école.

D'après l' Histoire et les légendes

La Tentation

du Capitaine Lacuzon

Un soir de 1639, Claude Prost, dit Lacuzon, héros de la guerre de 10 ans, échappe à une rude bataille. Il se réfugie dans l’auberge de son amie Perrine chez qui il espère retrouver ses compagnons. Mais c’est une mystérieuse et envoûtante jeune femme qui l’attend. Est-elle une espionne envoyée par le Roi de France ? Lacuzon cédera-t-il à son charme ?

La Fée Cuisalie

La Fée Cuisalie fait partie des fées vertes.

Elle a été choisie par la Fée Bûcheronne pour poursuivre sa mission : transmettre et raconter les légendes et contes de Franche Comté.
Par le chant et l’envie de partager, cette fée enjouée transporte petits et grands dans un monde merveilleux et mystérieux, leur permettant de découvrir la Région et son Histoire à travers ces récits qui ont traversé les temps : la Vouivre, la naissance du sapin, la légende de St Point et celle de Ste Colombe, et bien d’autres…

D'après l'Histoire, et la Mémoire

La Traversée de la Nuit

de Geneviève Anthonioz de Gaulle

Geneviève de Gaulle-Anthonioz, est la fille de Xavier de Gaulle, frère du général. Résistante dès juin  1940 elle multiplie les actions de renseignement et d’information. Arrêtée à la suite d'une trahison le  20 juillet 1943 et emprisonnée à Fresnes, elle est déportée au camp de Ravensbrück. En octobre  1944, elle est placée en isolement au « bunker » du camp durant quatre mois, décision prise par  Himmler afin de la garder en vie et de l'utiliser comme monnaie d’échange, à une époque où Charles  de Gaulle gouverne la France libérée.   Elle a tiré de cette expérience, La Traversée de la nuit, écrit  cinquante ans après sa libération. Femme engagée tout au long de sa vie, présidente de l’ADIR, d’ATD Quart Monde, nommée au  Conseil économique et social, elle se bat pendant dix ans pour l’adoption de la loi  contre la grande  pauvreté, votée en 1998. Décédée à Paris en 2002, Geneviève de Gaulle Anthonioz est entrée au Panthéon le 27 mai 2015.

Un ans sans te voir....

C’était avant que le téléphone devienne un objet ordinaire. Ces lettres souvent écrites du fond d’un enfer boueux étaient l’unique moyen de maintenir le lien avec les êtres aimés durant des mois, des années. La lettre était précieuse, celle qu’on recevait, qu’on portait sur son coeur, que l’on relisait jusqu’à l’arrivée de la prochaine. Et celle que l’on écrivait dès que le temps le permettait, celle qui faisait passer le temps, et oublier le temps. On y disait tout, ou presque ; les mots étaient choisis, soigneusement orthographiés la plupart du temps...

L'Europe a commencé à Ravensbrück

« Madame Tillion... j'étais triste, vous m'avez accueilli et je ne savais encore la portée intime de votre douloureux parcours et cette mémoire qui peuplait de cauchemars la beauté de vos levers de soleil. Etiez-vous ou aviez-vous quitté définitivement Ravensbrück. Vous y resteriez peut-être toujours dans le pas de ces fantômes d'ombre qui encore hantent l'Appelplatz. Madame, pourtant ce jour, quand votre porte s'ouvrit ce fut pour moi une page d'histoire, seulement unique et que je voudrais ici retracer pour que la part de nos vérités échangées reste sentinelle... » (Michel Reynaud)